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Architecture
Luang Prabang est une exemple frappant de la fusion harmonieuse de
l'architecture traditionnelle lao et des structures urbaines
construites par les autorités coloniales européennes aux XIXème et
XXème siècles. Il s'agit d'une imbrication et d'une cohabitation de
styles et de matériaux, qui évoluèrent pendant le XXème siècle pour
passer de constructions traditionnelles lao à un mélange d'influences
coloniales (française notamment). Son paysage urbain unique et
remarquablement bien conservé est une scène clé du mélange des deux
traditions culturelles. C'est pour ces raisons que cet ensemble
exceptionnel est classé au patrimoine culturel mondial de l'UNESCO en
1995, ce qui veut dire que pas une pierre ne peut être déplacée sans
l’accord d’un comité d’architectes. L’Unesco soutient aussi la
restauration de la ville (maisons, temples, rues). Pour plus de détail
sur le programme de l'UNESCO cliquer ici .
La ville
Les lieux de culte étant innombrables à Luang Prabang, les temples
bouddhistes sont des éléments incontournables de la ville, de son
histoire et de sa culture. J’ai marché dans le centre ville où se
succèdent les wats au milieu des palmiers : le Wat Xieng Thong
(construit en 1560 par le Roi Sethathirat, est considéré comme le plus
beau temple de la ville), le Wat Wisunalat, le Wat Visoun, le Wat Aham,
le Phu Si et d’autres Wats dont je ne me rappelle plus des noms.
Il y en a plus de 60 ! Seuls les temples sont construits en pierre
contrairement aux maisons originelles lao, souvent sur pilotis et en
bois. Toutefois nombre d'habitations présentent un style rappelant
celles des maisons traditionnelles, mais utilisant d'autres matériaux.
Il s'agit là d'une influence colonialiste, qui donna naissance à des
constructions dont les murs du rez-de-chaussée sont en pierres mais où
l'étage supérieur est fait de bois, de même que le balcon. A part çà,
il existe également des maisons d'allure clairement française.
Une ville en travaux permanents !
Les chantiers en cours sont très nombreux : restauration de ruelle en
brique, aménagement de système de drainage naturel et de sentiers en
macadam (peu à peu les rues en terre disparaissent). Et pour chacun de
ces chantiers un panneau explicatif décrit l'opération en cours, son
coût. L’UNESCO fait bien son travail !
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