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Mercredi
08 Fev 2012
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Liberté pour les Lao-Hmongs en Thaïlande Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
24-01-2008
La Haye - Paris, 21 janvier 2008

Le Mouvement Lao pour les Droits de l’Homme (MLDH) et l’ « Unrepresented Nations and Peoples Organizations » (UNPO) s’associent à l’appel de l’ONU pour la libération immédiate, par les autorités Thaïlandaises, de 149 Lao-Hmongs, parmi lesquels 90 enfants, emprisonnés dans  le Centre de détention de Nongkhaï, ville thaïlandaise située à la frontière laotienne.

Les 149 personnes, qui avaient choisi de fuir le régime dictatorial de la République Démocratique Populaire Lao (RDPL), ont été reconnues comme réfugiés politiques par le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR). Ils ont même trouvé des pays d'accueil, mais ont été placées en détention depuis plus d’un an. Les autorités de Bangkok et de Vientiane se sont en effet mis d'accord pour renvoyer au Laos les quelque 8.000 civils Lao-Hmongs présents en Thaïlande, en dépit des protestation de la communauté internationale.
Le MLDH et UNPO dénoncent avec force le non-respect des droits fondamentaux de ces Lao-Hmongs, et l'atteinte flagrante au statut de réfugié politique que leur a accordé officiellement l'UNHCR. Pour le MLDH et UNPO,  le droit d'asile est un droit sacré qui doit être respecté sans conditions par tous les pays membres de l'ONU.

Le MLDH et UNPO rappellent  que 27 réfugiés Lao-Hmong -- une adulte et 26 adolescents de 13 à 16 ans (5 garçons et 22 filles) -- avaient été renvoyés de force en RDP Lao par la police thaïlandaise en 2005. Douze de ces jeunes filles ont réussi à s'échapper et à se réfugier de nouveau en Thaïlande, où elles ont raconté leur «calvaire». « Détenues pendant deux mois, elles auraient été battues, maltraitées et violées de manière répétée par des policiers laotiens », avant d’être « détenues pendant un an dans un camp de travail forcé’’. Quant aux cinq garçons, on est toujours sans nouvelles d’eux. Des informations de diverses sources font état d’arrestation, d’envoi dans une prison au nord du Laos et de décès.

Le MLDH et UNPO restent très préoccupés par le sort des milliers de civils Lao-Hmongs, en majorité des femmes, enfants et personnes âgées, pourchassés depuis 1975 par les forces armées de la RDPL dans la jungle du nord du Laos. Rien qu’entre juin et juillet 2007, plus de 32 personnes ont été tuées par ces attaques, que le régime continue de nier avec cynisme.

Le MLDH et UNPO appellent le gouvernement thaïlandais à mettre immédiatement fin aux rapatriements forcés des Lao-Hmongs, à respecter l'interdiction du refoulement consacrée par le droit international, et à permettre aux représentants du Haut Commissariat de l’ONU pour les Réfugiés de rencontrer et d'interviewer sans délai ces demandeurs d'asile.

Persuadés que la cause première de l’exode des Lao-Hmongs est la violente répression dont ils sont les cibles au Laos, le MLDH et l’UNPO appellent solennellement le gouvernement de la RDP Lao a arrêter immédiatement les violences et exactions contre les minorités ethniques et religieuses et contre les opposants politiques, et à entreprendre sans tarder des réformes en profondeur en vue de restaurer les droits de l'Homme, la démocratie, et de contribuer à la réconciliation nationale au Laos.

MLDH : Mouvement Lao pour les Droits de l’Homme 
UNPO :
Organisation des Nations et des Peuples Non-Représentés


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