| Portrait du Laos en 2007 |
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| 17-11-2007 | |||||||||
Page 6 sur 7 L’ouverture économique et le barrage Nam Theun II D’autre part, l’ouverture du Laos passe inévitablement par une amélioration de son économie. À cet égard, l’aménagement du Mékong et de ses nombreux affluents a fait l’objet de nombreux débats et études depuis plusieurs années, et ce, par le biais de maints organismes et comités tels que le Comité du Mékong, fondé en 1957 sous l’égide des Nations Unies. «Majestueux, complexe, hostile» le Mékong arrose six pays sur son passage (Chine, Birmanie, Laos, Thaïlande, Cambodge et Vietnam) et possède un potentiel hydroélectrique fort appréciable. Bien que les six pays riverains soient tous directement reliés à ces projets à des niveaux différents, le Laos demeure certes l’un des principaux joueurs, possédant à lui seul 71% de la longueur du cours principal et 35% de la contribution au débit du cours principal. De par sa configuration naturelle et sa position stratégique, le Laos est, avec la province du Yunnan en Chine, le pays de la région possédant le plus fort potentiel de production hydroélectrique. À ce jour, plusieurs projets d’envergure de construction de barrages sur les divers affluents du Mékong au Laos sont à l’étude. Le plus important d’entre eux est certainement le projet Nam Theun II, mégaprojet de construction de 1,2 milliards $US qui a reçu en 2005 le soutien financier de la Banque mondiale et qui devrait, à partir de 2009, produire une électricité vendue à 95% à la Thaïlande. Malgré que plusieurs promoteurs en faveur du projet eurent annoncé de futurs bénéfices très importants pour le Laos, il n’en demeure pas moins que la construction du Nam Theun II effraie grandement en raison des nombreuses conséquences désastreuses qu’elle risque d’engendrer, notamment pour l’environnement et pour les populations locales. C’est ce que dénonce haut et fort un grand nombre de coalitions, telles que le Worldwatch Institute, en défaveur du projet controversé qui, depuis 1993, participe activement à tous les débats organisés autour du sujet. Les questions soulevées sont vastes et touchent plusieurs aspects tels que l’impact social du barrage et l’avenir des déplacés, la rationalité économique, la protection de la biodiversité de toute une zone protégée et la gestion des fonds par le gouvernement lao. Pour la Banque mondiale, les barrages et grandes infrastructures sont souvent une chance de développement. Selon son ancien président, James Wolfensohn, le Laos, un des pays les plus pauvres du monde, n’a que de l’hydroélectricité pour se développer. L’ensemble du projet, dont la construction prendra quatre ans et demi, est géré par un consortium réunissant quatre compagnies, dont Électricité de France (EDF), chargée du chantier et de la gestion, qui détient 35% des parts. L’objectif du projet est de vendre à la Thaïlande, pays connaissant une demande énergétique croissante en regard de son fort développement économique, près d’un millier de mégawatts par an. Les promoteurs estiment que cela devrait générer 220 millions de dollars annuellement à partir de 2010 et ce, pendant vingt-cinq ans, ce qui correspondrait à une augmentation de 60% des recettes d’exportation pour le Laos. Consciente des risques liés à ce projet, le Banque mondiale entend par ailleurs s’assurer que les dividendes de ces exportations d’électricité ne seront pas gaspillés par l’État laotien et que l’opération sera un modèle écologique et social. Par ailleurs, plus de 153 organismes s’élèvent encore contre le projet Nam Theun II. Selon eux, les impacts environnementaux et sociaux seraient beaucoup trop élevés par rapport aux bénéfices générés par le projet. Tout d’abord, entre 5000 et 6000 personnes devront être relocalisées pour mener à terme la construction. En effet, dans de tels projets, la prise en compte des intérêts des différents peuples vivant le long des berges de la rivière en question est souvent négligée, et ce, au profit des intérêts financiers des investisseurs. De plus, le faible taux d’éducation des populations ne leur permet que trop rarement d’apprécier et de comprendre les informations et enjeux fournis par les spécialistes quant aux possibles conséquences de ces projets. Malheureusement, la valeur des terres allouées aux populations est généralement largement inférieure à celle de leurs terres originales. Ces compensations inappropriées entraînent souvent un appauvrissement accru chez des peuples comptant déjà parmi les plus pauvres du monde. D’autre part, on estime qu’environ 13 000 personnes verront leurs activités liées à la pêche et à l’agriculture perturbées. Or, selon la Banque Asiatique de Développement, l’importance de la pêche dans l’alimentation de ces populations est cruciale, car le poisson constitue souvent l’unique source de protéines dans leur diète. Le projet Nam Theun II pourrait s’avérer désastreux pour la faune aquatique, ce qui se répercuterait par ricochet sur la population, les pêcheurs gagnant leur vie par le biais de cette faune.38 L’antenne thaïlandaise du WWF (World Wildlife Fund ou le Fond mondial pour la vie sauvage) craint de surcroît que le projet ne mette en danger les 200 à 300 éléphants sauvages qui vivent sur le plateau de Nakai, qui doit être partiellement inondé. En outre, plusieurs groupes appréhendent le risque d’un appauvrissement accru de la population ainsi que les risques de corruption et de mauvaise gestion. Sébastien Godinot, du groupe Les Amis de la Terre (une association de protection de l’Homme et de l’environnement), craint pour sa part que, dans ce contexte opaque et antidémocratique qu’est le Laos, il soit peu probable que les bénéfices reviennent aux populations pauvres. Selon lui, ces bénéfices profiteraient plutôt essentiellement aux élites gouvernementales et aux investisseurs étrangers.39 |
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Bienvenue, Invité. Veuillez vous connecter ou vous inscrire. Septembre 03, 2010, 18:50:05 |
| La semaine dernière, dimanche 6 décembre, la police laotienne a saisi des tickets pour le football faux dans les mains de spectateurs dépités, lors d’un match entre le Vietnam et la Malaisie. Le jour suivant, elle a appréhendé une dizaine de personnes qui vendaient des tickets au double du prix normal pendant le match entre le Laos et l’Indonésie. |