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17-11-2007
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Portrait du Laos en 2007
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Les droits humains et la liberté d’expression et de la presse


La situation des droits humains demeure mauvaise à plusieurs niveaux. En plus de ne pas être en mesure de changer leur gouvernement, les citoyens laotiens sont sujets à des détentions arbitraires, à un système judiciaire corrompu et influençable, et à des conditions de détention inadéquates. Bien que la torture soit interdite par la loi, plusieurs rapports font mention de son usage, surtout chez les dissidents et les insurgés. Quelques prisonniers politiques sont toujours en détention et les membres des minorités religieuses (surtout chrétiennes) sont parfois entravés dans la pratique de leur foi. Depuis 2002, le trafic de drogue est passible de la peine de mort. À cet égard, même si plusieurs sentences de peines capitales ont été prononcées, aucune exécution n’a été rapportée depuis plus d’une décennie. Bien que le ministère de la Sécurité publique conserve son rôle de surveillance, et que le système de délateurs officiels existe toujours, la plupart des efforts pour policer et contrôler les activités des citoyens ont été abandonnés.

La question des rebelles hmongs est probablement celle qui soulève le plus de critiques de l’étranger. Durant la guerre civile, plusieurs Hmongs ont été recrutés par la CIA pour faire partie d’une « armée secrète » dans le but de combattre le Pathet Lao. En 1975, des milliers de Hmongs ont été envoyés dans des camps de rééducation et des milliers d’autres ont fui en Thaïlande et aux États-Unis. L’armée laotienne a été accusée de vouloir systématiquement éliminer tous les insurgés, principalement en assiégeant, en affamant les villages et en pourchassant des groupes isolés. Pour contrer les accusations de génocide, le gouvernement a annoncé un programme d’amnistie qui promet une assistance à tout insurgé qui remettrait ses armes, mais cette initiative a eu un succès mitigé.

Finalement, la liberté de la presse est très limitée. Aucune presse indépendante n’existe et les journalistes doivent être accrédités par le ministère de l’Information et de la Culture. Les journalistes étrangers sont surveillés et ont de la difficulté à faire leur travail. Des peines d’emprisonnement sont possibles pour « diffuser de l’information qui affaiblit l’État » ou pour importer des « publications contraire à la culture nationale ». De plus, il est interdit de critiquer les « pays amis » : Vietnam et Myanmar (Birmanie).

Par contre, les quotidiens Vientiane Times (anglophone) et Le Rénovateur (francophone) se permettent de plus en plus de présenter les problèmes socio-économiques du Laos. Il y a également une multiplication des magazines culturels qui traitent de certains sujets sociaux dont il était impossible de parler il y a quelques années. De plus, la télévision satellite thaïlandaise est grandement accessible et la presse thaïlandaise (surtout des publications anglophones lues par les étrangers) est présente dans les principales villes, offrant une alternative à l’information gouvernementale. L’Internet est pour sa part répandu dans presque toutes les capitales provinciales, bien que modérément censuré.



 
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