Skip to content

Narrow screen resolution Wide screen resolution Increase font size Decrease font size Default font size default color green color orange color
Accueil arrow Le Laos arrow Portrait arrow Portrait du Laos en 2007
Portrait du Laos en 2007 Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
17-11-2007
Index de l'article
Portrait du Laos en 2007
Page 2
Page 3
Page 4
Page 5
Page 6
Page 7

Le régime politique


La RDP Lao est une république socialiste à parti unique largement basée sur le modèle vietnamien. Le Parti révolutionnaire populaire lao (PRPL) est le seul parti légal pouvant être représenté à l’Assemblée nationale, le parlement monocaméral de 115 membres élus au suffrage universel à tous les cinq ans. Le Président est chef de l’État et, depuis l’adoption de la constitution de 1991, il partage également l’exécutif avec un Premier ministre (un peu sur le modèle semi-présidentiel français). Le Président et le Vice-président sont élus par l’Assemblée nationale pour un mandat de cinq ans. Le Premier ministre et le cabinet des ministres sont sélectionnés par le Président et élus par l’Assemblée nationale.

Cependant, dans ce contexte de régime socialiste autoritaire et centralisé, ces institutions étatiques sont totalement intégrées à la structure du parti unique. C’est donc le Comité central du PRPL qui décide réellement des orientations politiques, économiques et sociales du pays et qui élit les onze membres du Politburo, aux mains duquel se trouve concentré le véritable pouvoir politique. Ainsi, le Président de la RDP Lao détient son pouvoir du fait qu’il est aussi le Leader du parti, et non de son titre officiel. De même, le Premier ministre, les ministres les plus importants et autres personnages dominants (chefs des différentes branches de l’armée, maire de Vientiane) sont généralement des membres du Politburo.

Il est intéressant de noter que depuis la mort de Kaysone en 1992, l’armée s’est imposée de plus en plus dans les structures du PRPL. Aujourd’hui, la majorité des membres du Politburo sont des officiers actifs ou retraités de l’Armée populaire lao. Tant l’actuel Président, Choummaly Sayasone, que son prédécesseur, Khamtai Siphandone, ont occupé antérieurement les postes de Ministre de la défense et de Commandant en chef de l’armée. Il est donc possible d’avancer que les institutions étatiques d’inspiration démocratique sont une façade au pouvoir absolu du parti, de la même façon que ce parti d’idéologie marxiste-léniniste est une façade à une sorte de junte militaire plutôt capitaliste.

Les relations internationales


En tant que membre de l’ASEAN, le Laos entretient de bonnes relations diplomatiques avec la plupart des autres pays membres. Vientiane est particulièrement proche de Hanoï, à laquelle elle est liée par un traité d’amitié et de coopération depuis 1977 et dont l’influence politique et idéologique est encore très présente. Par contre, c’est surtout à travers la Thaïlande que le Laos s’ouvre sur le monde. Bien que les deux pays, aux cultures et aux langues très similaires, aient eu des rapports tumultueux dans le passé, notamment avec deux conflits frontaliers violents en 1984 et 1987, ils se sont rapprochés depuis la construction, en 1994, du « Pont de l’amitié » sur le fleuve Mékong, lequel sépare les deux pays.

Malgré son importance démographique et économique mineure, le Laos à su équilibrer l’influence économique et culturelle de la Thaïlande par sa « relation spéciale » avec le Vietnam, l’influence politique du Vietnam par une amélioration de ses relations avec la Chine, et, finalement, l’influence du géant chinois par un rapprochement avec l’Inde et le Japon.

Après l’indépendance du Laos, les États-Unis avaient remplacé la France comme principale source de support au gouvernement royaliste contre le Pathet Lao. Après la prise du pouvoir par les communistes, les relations du Laos avec les États-Unis se sont détériorées, mais elles n’ont cependant jamais été complètement coupées. Aujourd’hui, les relations entre le Laos et les États-Unis ont repris de l’ampleur, particulièrement en raison d’une diaspora laotienne significative.

Les principaux pays donateurs du Laos sont l’Australie, le Japon, l’Allemagne, la France, la Suède et les États-Unis. La France continue d’exercer une influence importante sur son ancienne colonie, notamment à travers l’Organisation mondiale de la Francophonie.



 
< Précédent   Suivant >

Top

Newsflash

La semaine dernière, dimanche 6 décembre, la police laotienne a saisi des tickets pour le football faux dans les mains de spectateurs dépités, lors d’un match entre le Vietnam et la Malaisie. Le jour suivant, elle a appréhendé une dizaine de personnes qui vendaient des tickets au double du prix normal pendant le match entre le Laos et l’Indonésie.