Poésies, Chansons, Culture...
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Qu'est ce que la culture?

La culture, dans son sens le plus large, est considérée comme l'ensemble des traits distinctifs, spirituels et matériels, intellectuels et affectifs, qui caractérisent une société ou un groupe social. Elle englobe, outre les arts et les lettres, les modes de vie, les droits fondamentaux de l'être humain, les systèmes de valeurs, les traditions et les croyances.

La culture comprend ainsi trois grands groupes de manifestations : l’art, le langage, la technique.

Pour écouter Lam Sithandone interprété Thao Souny et Nang Douangpheng : Cliquer ici !
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La culture lao Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
18-10-2007
La culture, à mon avis, est la somme de connaissances et de traditions, de légendes et d’histoires, de folklores passés et présents d’un peuple, d’une nation, voire même, à une certaine limite, d’un homme, d’une femme ou d’une famille. Elle se vit et elle se bonifie de jour en jour, et elle se transmet les uns aux autres et de génération à génération.   


Au Laos, du temps où on n’a pas la télévision et où à l’école on nous enseigne l’histoire de nos ancêtres les Gaulois, la transmission de la culture Lao se fait et s’enseigne dans les pagodes avec les bonzes ou dans leur école. Et aussi avec les parents et les grands parents, avec la famille dans des soirées au feu de bois, avant de dormir, les enfants sont dorlotés avec les histoires de Nang Phom Hom, les histoires de Nok Kachork, de Xieng Mieng entre autres choses …  ou en écoutant, comme moi, ma mère chantant dans les Bay Lan l’histoire de Xin Xay.

La culture, pour nous les Lao de l’exil, est double. Nous sommes obligés de distinguer impérativement entre la culture ambiante dans lequel nous nous sommes imprégné, plongé corps et âme en France, et la culture Lao que nous devons sauvegarder par nous même, pour nous même, et pour affirmer notre différence et préserver notre racine.

La culture, c’est comme la beauté d’une femme, il faut la soigner, la cajoler pour ne pas l’abîmer et la détériorer, voire même pour ne pas la perdre.

Combien de fois, en pensant aux connaissances passées, je me suis dit, nous avons perdu des pans entiers de notre histoire commune, des arts et des lettres, des sciences et des techniques, des splendeurs du temps passé de Fa Goum ou de Sourigna Vongsa, et plus proche de nous, de nos parents et de nos grands parents faute de les avoir noter et de les sauvegarder.

Un exemple de culture oublié :
Il n’y a pas longtemps, dans une conversation, un ami se pose la question de savoir qui est Pangkham l’auteur de Xin Xay ? Certain écrivain Lao connu, dit-il, pensait que l’auteur du plus grand chef d’œuvre de la littérature Lao a écrit ces poèmes dans l’île de Khong, car il parait que dans un de ses vers, Pangkham a reconnu qu’il gravait les lettres de son manuscrit dans un lieu entouré d’eau et dans une île. Plus encore, il avance que le nom de Pangkham n’est qu’un pseudo. De quoi rendre dingue les spécialistes de Shakespeare !  Peut être c’est vrai ? Et que …

En Afrique un vieux qui meurt c’est un livre de vie, de connaissance et de culture qui disparaît.
Au Japon, il y a déjà bien longtemps qu’on classe les vieux artiste, les artisans de génie, les ouvriers, les maîtres, héritier de tradition du passé, comme un trésor national vivant.

Je pense que le site Sithandone, s’il arrive à relier les gens de culture, les gens qui ont quelques choses transmettre, comme par exemple l’art de faire une bonne Keng Khi Lek ou un bon Khao Tom Kheuang, ou de pouvoir nous raconter l’histoire des hommes et des femmes qu’on a aimés et qu’on respecte, de ne pas oublier l’histoire de Marc Leguay, fils de Muong Khong,
de ne pas oublier les Mo Lam célèbre, de Nang Sunny qui vit encore avec nous, des poèmes de Louang Outhéne, de Pho Thao Song, des écrits Nhouy Abhay, et de bien d’autres, sans oublier la génération montante ingénieux et diplômés qui peuvent, sans trop exagérer, livrer de la culture pour notre monde actuel. 

La culture, je le pense fortement, c’est aussi l’art de vivre ensemble dans une bonne entente, de partager et de se respecter, de pouvoir entretenir une relation convenable et continue avec la France et les français, avec notre pays, le Laos, et avec tous les laotiens.
 
Notre héritage culturel est grand  et intéressant, nous avons le devoir, nous tous, de le préserver et de le perpétuer, de le maintenir et de le graver dans le marbre à tout jamais pour témoigner de sa beauté et de son éclat.

Koupranom Abhay
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  Commentaires (4)
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1. La culture lao
Ecrit par koupranom_abhay, le 30-11-2007 20:02
Bonsoir docteur Parissonne Abhay, 
 
Il ne faut pas oublier, dans les années 1945-1955,  
au début de la renaissance de la Nation Lao, Gnagna,  
madame Khamtanh Abhay a gagné plusieurs fois  
le premier prix de la cuisine laotienne,  
une compétition organisée par l’association des femmes Lao  
pour promouvoir l’art culinaire laotienne.  
 
Il faut vous dire que la cuisine Lao a changée et s’est développée avec l’indépendance ; avant, on n’a pas les moyens, après,  
il faut inventer, adapter, et surtout en faire connaître  
l’art culinaire Lao à tous les femmes lao du nord au sud  
qui se retrouvent entre autre à Vientiane,  
désormais la capitale du Royaume.  
 
Keng Khi* Lek, Khao*TomKheuang, Nam Khao*Poun*Pa,  
sont parmi les meilleurs plats qu’elle nous a concocté  
depuis ce temps là.  
 
Koupranom Abhay
2. La culture lao
Ecrit par koupranom_abhay, le 30-11-2007 19:33
Bonjour Prissana, 
 
La personne qui peut le mieux vous expliquer la différence entre Sithandone et Siphandone est sans doute le docteur Veunsavath Souvanlasy.  
 
Le docteur Veun a toujours affirmé qu’il n’existe pas de Done Khong° (Ile de Khong°), la ville de Muong Khong° se trouve dans le Done Sithan d’où le nom du Khoueng Sithandone.  
 
La chanson "Sithandone", se trompe donc en parlant de : - "O Nan Done Khong°, Done Thane, Done Nadi …"  
 
Siphandone = littéralement = 4.000 îles 
 
Impossible, il n’y a pas quatre milles îles dans la région et même en comptant tous les îles du Mékong.  
Il me semble que les îles du Pacifique, dans la région entre l’Australie et la Chine, il n’y a pas quatre milles îles.  
 
Siphandone :  
- Je pense que c’est une déformation poétique du nom de Sithandone. La poésie est un art très prisé dans notre île et depuis très longtemps ( Louang Outhène poète, Pho Thao°* Song° écrivain-poète, Gna Ao Kheuab écrivain poète, deux école de Mo° Lam entre autre) .  
 
Le "T" de Sithandone se transformé en P, et le mot Than qui n’a aucun sens poétique devient Phan = mille, qui évidemment porte en lui-même de la poésie chez nous, dans notre langue comme ailleurs : "les milles et une nuit".  
Si° reste la couleur, et nous avons comme définition :  
Siphandone = La couleur des milles îles. 
 
N’est-elle pas jolie la signification de notre Siphandone ? 
 
Chère Prissana 
Tant que la définition reste telle que je te la donne en exclusivité, je pense qu’on peut employer autant le mot de Sithandone que le mot de Siphandone.  
 
Koupranom Abhay
3. Ecrit par Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir , le 25-11-2007 20:11
sabaidee loung Nom, 
Pourriez-vous nous donner la signification de sithandone?? est ce différent de siphandone??, j'ai du mal à comprendre ces deux mots. 
je vous remercie par avance.
4. Ecrit par Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir , le 25-11-2007 16:55
je vois tu veux qu'on enseigne la facon de faire kèng khi lek et khao tom kheuang comme le faisait gnagna.message recu. si je fais un cours tu viens?

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Le gouverneur de la province de Champassak Sonxay Siphandone a eu une entrevue à la fin de la semaine dernière avec M. Germain Thomas, chef d’antenne de la Mission économique et négociateur commercial de France près le Laos, à l’occasion de sa visite d’amitié et de travail dans la province. Lors de l’entretien, les deux parties se sont concertées sur les occasions commerciales des entreprises françaises qui désirent y investir et exercer leurs activités dans divers secteurs, notamment dans des projets de barrages hydroélectriques sur le Mékong.
M. Germain a dit que Champassak était une des provinces du Laos qui assemblait beaucoup de conditions favorables à son expansion et riche en potentiels naturels, soulignant que de nombreux entrepreneurs privés français désiraient y venir prospecter les possibilités d’investissements dans le développement de centrales électriques afin de créer des avantages pour les gouvernements des deux pays.
Source : KPL