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30-01-2009 |
MOLAMS ET MOKHÈNES - Chants et orgue à bouche
Ces concerts proposent un
voyage sonore du nord au sud du Laos, à la découverte des multiples
facettes d'un genre musical appelé lam dans les provinces du centre et
du sud du Laos et khap dans celles du nord. Une tradition musicale et
poétique bien différente de l'ancienne musique de cour marquée par la
civilisation khmère et que les Lao revendiquent comme l'expression
artistique la plus représentative de leur identité.
Qui découvre le Laos, ce pays
secret et montagneux situé au cœur de l’Asie du Sud - Est, est vite
séduit par le charme de ces chants traditionnels accompagnés par les
sonorités profondes et intimistes de l’orgue à bouche. Ce genre vocal
et poétique, très populaire et laissant une grande part à
l’improvisation, est systématiquement accompagné par un orgue à bouche
à seize tuyaux disposés en radeau, le khène, instrument emblématique du
peuple lao.
Avec
Vongvilay Opimsakda, molam
Denesavanh Chanthakhad, molam
Souligna Fasavang, molam
Bounthong Keoboula, molam
Khamsuane Vongthongkham, mokhène
Vilaphanh Phommachak, mokhène
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17-02-2008 |
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Paroles Lao : Khamsy Sirimanotham
Musique : Dr Thongdy Sounthone Vichit
Versification française : Koupranom Abhay
Lao Houam Samphanh,
La terre, où nous sommes nés, elle n'est que monts, forêts, vallées,
Les ours dans ce terroir, avec les cerfs, longent Nam Sé,
Très tôt, nous avons vu la brume percée de clairs faisceaux,
Les chants des Nok Kavao, des tourterelles, les bruits des eaux
Chutant des cataractes, on a plaisir à s'y baigner.
Notre terre était ainsi, les champs sont grands à l'infini,
Les fleurs et les ti-jacques sont prolifiques et les manguiers,
Le riz et les poissons, les noix coco, les palmes sucrées,
Les villes sont très nombreuses, au bord de l'eau les gouramis,
Les jeunes, les villageois, ont tout loisir de vivre heureux..
Notre beau pays était le grand Lan Xang depuis longtemps,
Du nord ou bien du sud, nous sommes tous des laotiens,
Restez, ne cherchez pas à vous scinder, chers citoyens,
Celui qui réussit, de tout son cœur, soutient le pauvre,
Devons chérir notre sang, jusqu'à la fin de tous les temps.
Amis, dépêchez-vous, unissons-nous, nos cœurs, nos forces,
Vite, vite, rassemblons-nous, défendons-nous, joignons nos buts,
Vite, vite, prenons conscience, de tout danger pour nos saluts,
Montrons à la patrie en tant que fils, offrons nos vies,
Le sang, il va couler, la tâche est grande, l'honneur aussi.
Koupranom Abhay
Ce poème en français peut être chanté sur la musique Lao Houam Samphanh.
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22-10-2007 |
A. Introduction
Méthode aisée de transcription phonétique Lao/Falang et de prononciation des
tonalités et des mots Lao, ou « Méthode MAT2P » initiée par Koupranom Abhay, a l’ambition de pouvoir faire lire et de faire comprendre la transcription romanisée directement en Lao.
Exemple :
Adit Khao Kon Ki Van Ni Day Tao Ma Irk Léo
Essayez de comprendre cette transcription du vers d’un poème « Kawilao » de Mothana, paru dans le Message #30499 de Véthi Paxathipatay.
Je vous dis de suite, et franchement, que la transcription est très difficile à comprendre sans les accentuations phonétiques qui accompagnent habituellement nos écrits en Lao.
Le même vers de Mothana écrit avec les accentuations de la méthode Mat2P, de mon invention, vous garantie la lecture compréhensible à 90% au moins :
A¤Dit Khao^ Kon’ Ki* Van Ni* Day* Tao’ Ma Irk Léo* …
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18-10-2007 |
La culture, à mon avis, est la somme de connaissances et de traditions, de
légendes et d’histoires, de folklores passés et présents d’un peuple, d’une
nation, voire même, à une certaine limite, d’un homme, d’une femme ou d’une
famille. Elle se vit et elle se bonifie de jour en jour, et elle se transmet
les uns aux autres et de génération à génération.
Au Laos, du temps où on n’a pas la télévision et où à l’école on nous enseigne
l’histoire de nos ancêtres les Gaulois, la transmission de la culture Lao se
fait et s’enseigne dans les pagodes avec les bonzes ou dans leur école. Et
aussi avec les parents et les grands parents, avec la famille dans des soirées
au feu de bois, avant de dormir, les enfants sont dorlotés avec les histoires
de Nang Phom Hom, les histoires de Nok Kachork, de Xieng Mieng entre autres
choses … ou en écoutant, comme moi, ma mère chantant dans les Bay Lan
l’histoire de Xin Xay.
La culture, pour nous les Lao de l’exil, est double. Nous sommes obligés de
distinguer impérativement entre la culture ambiante dans lequel nous nous
sommes imprégné, plongé corps et âme en France, et la culture Lao que nous
devons sauvegarder par nous même, pour nous même, et pour affirmer notre
différence et préserver notre racine.
La culture, c’est comme la beauté d’une femme, il faut la soigner, la cajoler
pour ne pas l’abîmer et la détériorer, voire même pour ne pas la perdre.
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26-09-2007 |
Les "bouns" ("fête" en laotien) sont souvent liées
aux jours fériés du calendrier bouddhique et aux saisons agricoles.
Voici les plus célèbres des bouns lao :
Boun pimay lao
Boun Pi may (la fête du nouvel an lao) : 14, 15 et 16 avril
C’est
la fête la plus célébrée dans le pays. Pour commencer la nouvelle
année, les Laotiens s’habillent de neuf, vont faire des offrandes dans
les pagodes et aspergent d’eau bénite les effigies du Bouddha ; une
fois leurs dévotions faites, ils s’arrosent dans les rues. Les fêtes du
Pimay à Luang-Prabang sont typiques et traditionnelles.
Boun Bang Fay (la fête des fusées) : célébrée au mois de mai.
Cette
fête - dédiée à la fécondité - est censée déclencher la saison des
pluies par l’envoi dans le ciel de fusées de bambou. Elle s’accompagne
de danses dans les rues et de processions dans les pagodes.
Boun Souang Heua (la fête des pirogues) : sept/oct.
Cette fête suit la commémoration de la fin du carême
bouddhique, le Boun Ork Phansa, durant laquelle des milliers de petits
radeaux chargés d’offrandes illuminées sont déposés par les fidèles sur
le Mékong. Des courses de pirogues sont organisées entre les villages,
la finale ayant lieu à Vientiane. Cette fête sert à “ramener les eaux
dans le lit du Mékong, après la saison des pluies”.
La Fête du That Luang
That Luang, Vientiane.
Elle
a lieu en novembre et est dédiée aux reliques du That Luang que l’on
honore durant une semaine. De nombreuses manifestations, religieuses ou
profanes, sont organisées : quête des bonzes, processions, match de
polo, expositions commerciales et artistiques, etc.
La cérémonie du Baci, ou rappel des âmes.
Le Baci est un
hommage au cours duquel sont formulés des vœux à l’ami de passage, au
nouveau-né, au malade convalescent, à l’étranger qui repart dans son
pays, etc. D’après la tradition, chaque être humain possède 32 "khouan"
(âmes) qu’il s’agit de retenir en nouant autour des poignets de
l’invité d’honneur des liens de coton porte-bonheur qu’il convient de
conserver au moins 3 jours et qu’il ne faudra pas couper avec une
lame...
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