Quelle tristesse
Quand la mort vous oppresse,
Quand elle vous nargue, vous fourvoie et quand elle vous agresse,
Elle vous arrache le cœur telle une ogresse !
Tantôt celui-là, tantôt l’autre,
Tantôt les miens, tantôt les nôtres,
Toujours avec la même fureur,
Sans compassion, elle vous détruit votre bonheur,
En un jour, sans état d’âme, elle balaie tout avec fureur,
Elle est une réalité inévitable, elle est la terreur,
Tantôt mon neveu, trop jeune pour mourir,
Tantôt ma cousine qui a encore tant de choses à nous dire.
Oui, pourquoi ?
Laisse-nous ! Laisse nous le temps de souffler,
Laisse-nous le temps de pleurer,
Le temps de vivre sans jamais s’arrêter,
Le temps de voir venir l’éternité,
Laisse-nous respirer !
Nous ne sommes qu’un grain de sable face au destin,
Dans le jeu infernal de la vie contre le vilain,
Nous ne pouvions que perdre notre bien,
Les dés sont pipés, l’être vivant est marqué, prévue est la fin,
Ô mon Dieu !
PraPhoutho^, PraThammo^, PraSang°kho,
Qu’ils fassent que l’âme de ma cousine
Retrouve la paix du cœur et de l’esprit
Avec nos ancêtres de Sithandone.
Juin 2008 Koupranom Abhay
Poème en hommage à ma cousine,
Agna Mè’Thao°* Snga Abhay,
Décédée à Savannakhet, Laos, à l’âge de 72 ans.