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Auteur Fil de discussion: Birmanie, situation à sens unique?  (Lu 1865 fois)
anandha
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« le: Septembre 25, 2007, 20:18:40 »

bon je sais que c'est pas le laos mais c'est la rubrique la plus appropriée pour en parler.  Cool

RANGOUN (AFP) - Malgré des mises en garde répétées du régime, quelque 100.000 personnes menées par des bonzes ont encore manifesté mardi dans Rangoun, la plus grande ville de Birmanie , où des centaines de soldats et de policiers ont été déployés en fin de journée après la dispersion du défilé.

Onze camions transportant chacun une vingtaine de soldats et de policiers anti-émeutes ont été déployés près de la mairie de Rangoun où la manifestation était passée quelques heures plus tôt.

Les forces de sécurité sont restées à l'intérieur des véhicules, tandis que 500 badauds observaient la scène avec inquiétude.

Comme lundi, ils étaient mardi des dizaines de milliers à braver la junte, confrontée au plus important mouvement de protestation de masse depuis près de 20 ans et qui a menacé de "prendre des mesures" contre les bonzes.

En milieu d'après-midi, dans le quartier de la pagode Sule et de la mairie, en plein centre-ville, la foule, pacifique, a été évaluée par des témoins à 70.000 personnes, alors que le nombre de moines approchait les 30.000.

Tenant des banderoles religieuses multicolores et des images de Bouddha, les bonzes, en robe couleur safran ou rouge, ont récité des prières pour la paix, tandis que des milliers de civils formaient une chaîne humaine autour d'eux.

Des badauds, par milliers, se pressaient pour applaudir et saluer les manifestants, leur offrant de l'eau alors que le soleil réapparaissait au dessus de Rangoun, après plusieurs jours de pluie.

"La réconciliation nationale est très importante pour nous", a déclaré à la foule le célèbre poète Aung Way.

"La population et les moines sont rassemblés ici et les moines se lèvent au nom du peuple", a-t-il dit.

Certains bonzes tenaient de petites pancartes où l'on pouvait lire: "Suffisance en nourriture, en vêtement et en abri, réconciliation nationale, liberté pour tous les prisonniers politiques".

La Birmanie, l'un des pays les plus pauvres au monde, a été gouvernée par des juntes successives depuis 45 ans. La principale opposante, le Prix Nobel de la Paix Aung San Suu Kyi, 62 ans, a été privée de liberté pendant la majeure partie des 18 dernières années.

Des moines sont désormais le fer de lance d'un mouvement de protestation déclenché le 19 août par des opposants après une augmentation massive des prix.

A Rangoun, les bonzes défilaient mardi pour la huitième journée consécutive.

Des groupes importants d'étudiants se sont joints aux bonzes. Ils portaient des drapeaux rouges frappés de paons jaunes, symboles de la Ligue nationale pour la démocratie (LND) de Mme Suu Kyi qui est toujours assignée à résidence.

Les manifestants ont traversé la ville et sont passés devant le bureau des Nations unies où les moines ont appelé à la libération de Mme Suu Kyi.

"Libérez Aung San Suu Kyi et les prisonniers politiques", ont scandé des bonzes tandis que la foule répondait "Notre cause".

La LND s'est associée mardi aux appels en vue d'un règlement pacifique de la crise. Pour sortir de l'impasse, "l'unique solution passe par un dialogue pacifique", a souligné la LND dans une déclaration.

Mardi, les organes de presse officiels ont enjoint aux bonzes de ne pas se mêler de politique.

Dans la matinée, des responsables gouvernementaux circulant à bord de camions avaient appelé la population à ne plus manifester.

"Nous prendrons des mesures conformément aux lois en vigueur", avaient crié ces responsables, se faisant l'écho d'une première mise en garde lancée la veille.

La Chine, alliée du régime birman, a appelé mardi le gouvernement birman à gérer "convenablement" la crise, tout en réaffirmant ne pas vouloir s'ingérer dans les affaires intérieures birmanes.

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anandha
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« Répondre #1 le: Septembre 27, 2007, 19:44:00 »

RANGOUN (AFP) - Les forces de sécurité birmanes sont une nouvelle fois entrées en action jeudi à Rangoun où neuf personnes, dont un journaliste japonais, ont été tuées et des centaines d'autres arrêtées, alors que la junte tentait, non sans mal, de briser un mouvement de protestation.

Au moins 50.000 personnes, en majorité des jeunes et des étudiants, ont encore bravé jeudi une interdiction de manifester contre la junte, selon des estimations citées par des témoins.

Le bilan de neuf morts a été donné en fin de journée par la télévision nationale, contrôlée par les généraux.

"Les protestataires ont lancé des briques, des bâtons et des couteaux en direction des forces de sécurité" qui "n'ont eu d'autre choix que de procéder à des tirs de sommation", a affirmé la chaîne officielle.

Kenji Nagai, un vidéo-reporter de 50 ans travaillant pour l'agence APF basé à Tokyo, est le premier étranger tué depuis le début des violences à Rangoun. Une source hospitalière birmane a indiqué qu'il aurait succombé à des blessures par balle.

L'organisation Reporters sans frontières (RSF) s'est dite "horrifiée".

La Chine, proche alliée de la Birmanie, a appelé le régime militaire et les manifestants à faire preuve de "modération", tout en s'abstenant de condamner la répression.

Le gouvernement américain a, de son côté, exigé que la junte birmane mette fin immédiatement aux "violences contre les manifestants pacifiques" et ont de nouveau appelé la communauté internationale à renforcer la pression sur les militaires au pouvoir.

Il a aussi annoncé des sanctions économiques contre quatorze hauts responsables birmans, pour protester contre l'absence durable de démocratie et l'usage de la force pour réprimer les manifestations dans ce pays.

"Nous imposons aujourd'hui des sanctions contre de hauts responsables du gouvernement de Birmanie", a affirmé Adam Szubin, directeur de la direction du Trésor en charge du contrôle des actifs étrangers. Le président George W. Bush "a souligné que nous ne resterons pas passifs quand le régime essaie de faire taire la voix du peuple birman par la repression et l'intimidation".

Malgré l'interdiction de tout rassemblement, des milliers de manifestants ont convergé jeudi vers le centre de Rangoun où ils se sont retrouvés face à des policiers anti-émeute et des soldats armés.

Les protestataires ont lancé des slogans liés au héros de l'indépendance, le général Aung San, père de l'opposante Aung San Suu Kyi, maintenue en isolement dans sa résidence depuis 2003.

"Le général Aung San n'aurait jamais ordonné à l'armée de tuer des gens", criaient-ils, en référence aux victimes de la veille.

Ils ont finalement été dispersés après des tirs de sommation et un ultimatum particulièrement ferme.

Au moins cent personnes ont été arrêtées sur place et forcées de monter à bord de camions militaires, alors que d'autres manifestants s'enfuyaient dans les rues adjacentes en courant.

La télévision nationale a accusé la Ligue nationale pour la démocratie (LND) de Mme Suu Kyi d'avoir fomenté des troubles en payant des personnes pour qu'elles participent aux manifestations.

Elle a indiqué que deux membres de la LND, Hla Pe et Myint Thei, avaient été interrogés, ainsi que deux responsables de partis ethniques, Htaung Ko Htan et Chin Sian Thang, pour leur rôle dans le "soulèvement".

D'autres tirs de sommation se sont produits à l'est de Rangoun où des groupes de protestataires étaient descendus dans la rue, selon des témoins.

  Des échauffourées ont éclaté dans au moins trois endroits distincts alors que les forces de l'ordre tentaient d'appréhender des moines pour les placer par la contrainte dans des camions. Les religieux ont reçu le soutien d'habitants qui ont tenté de s'interposer.

De nombreux bonzes ont, par ailleurs, été interpellés dans leurs monastères et conduits, par camions, en dehors de la ville, vers une destination inconnue, dans le but évident de les empêcher de participer aux défilés. Des témoins ont relaté avoir vu au moins six camions chargés de moines.

Au total, jeudi, les manifestations et les violences ont duré six heures.

Une centaine de bonzes avaient déjà été arrêtés dans la nuit de mercredi à jeudi par les forces de sécurité qui avaient lancé un raid contre un monastère de l'est de Rangoun, selon des témoins. Certains moines ont été "battus sévèrement", ont indiqué des sources diplomatiques britanniques.

Les moines sont devenus le fer de lance d'un mouvement de protestation contre la junte lancé le 19 août par des opposants à la suite d'une augmentation massive des prix.


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« Répondre #2 le: Septembre 28, 2007, 14:46:15 »

bonjour,
j'espère sincèrement que la communauté internationale s'active, pour qu'enfin la démocratie s'installe.

Deuxième remarque,
On dit souvent que les bouddhistes sont des attentistes " bo penh gnan" là, nous voyons les bonzes au premier plan.
Le bouddhisme n'est pas en contradiction avec des luttes pour une juste cause.
L'être humain est placé au centre du bouddhisme, les bonzes birmans luttent pour  une meilleure condition de vie pour les birmans.

Enfin pour terminer,
Que peut on faire pour les aider?

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« Répondre #3 le: Septembre 28, 2007, 18:21:25 »

C'est la grande question que pouvons nous faire?
Mis à part prier et se mobiliser, mais je pense que les grands de ce monde réagissent déja, et espéront que cela va faire avancer les choses!

@ suivre...
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« Répondre #4 le: Septembre 28, 2007, 23:46:13 »

la bonne question est de savoir si la France va bouger car il faut savoir qu'il y a les investissements de total (gaz).
j'espère que notre Président sera aussi actif pour la situation malheureuse de la Birmanie  que quand il était questions de sauver les infirmières Bulgares...
de plus, j'ai comme l'impression qu'on traine un peu les pieds pour un pays qui prétend défendre les droits de l'Homme, et l'ONU qui tarde d'envoyer son envoyé spécial  Triste
et que dire du double veto de la chine et de la russie sur la résolution de sécurité Huh
je dirai "comme par hasard!"
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« Répondre #5 le: Septembre 30, 2007, 22:31:34 »

Même le prince du Laos Sauryavong Savang exilé en France se manifeste :
http://www.sithandone.fr/content/view/155/119/
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« Répondre #6 le: Février 03, 2008, 02:25:27 »

Quelle est la situation actuelle de la Birmanie ?

Sa me faisait penser qu'a côté, il y a le Laos, et le Laos qui deviendrait véritablement démocratique ne serait pas qu'une utopie Sourire
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anandha
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« Répondre #7 le: Février 04, 2008, 21:10:15 »

Pas terrible en ce moment, même je dirai que c'est  pire...
Des policiers qui se déguisent en moine pour espionner  Indéci
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Lan Xang
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« Répondre #8 le: Février 04, 2008, 21:19:05 »

On en parle plus beaucoup dans l'actualité Sourire
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