Le droit de circuler des usagers des transports est bafoué : Chaque jour de grève à la SNCF ou à la RATP, ce sont des dizaines de milliers de personnes qui sont bloquées sur les quais. Ceux qui n'ont que le train ou le métro pour se déplacer sont les premiers pénalisés. En 2005, il y a eu 460 mouvements de grève à la SNCF. La France est un des pays les plus régulièrement bloqués dans le monde. Alors que les syndicats prétendent « défendre le service public », ils le dégradent à longueur d'année.
Ces grèves à répétition sont immorales, et nous, les usagers, les travailleurs, nous ne pouvons plus accepter ces prises d’otages permanentes pour des motifs fallacieux !
Quelques faits :
- Selon le Conseil d’Orientation des Retraites, l'âge moyen de départ en retraite à la SNCF, la RATP, GDF et EDF est de 55 ans (voire 50 ans pour les conducteurs de train), contre 61 ans dans le privé ! De plus, le salaire de référence est calculé sur
les 25 meilleures années dans le régime général, alors qu’il est calculé sur les 6
derniers mois pour les agents RATP et SNCF, et sur le dernier mois pour les agents EDF et GDF !
- Selon le rapport 2007 à la Commission des Comptes de la Sécurité Sociale, les cotisations des régimes spéciaux de retraite de la SNCF, de la RATP, d’EDF et GDF ne couvrent pas leurs dépenses : 40% des recettes du régime d’EDF/GDF proviennent d’une ponction sur le régime général, 60% des recettes du régime SNCF proviennent d’une subvention inscrite au budget de l’Etat.
LA RÉFORME DES RÉGIMES SPÉCIAUX EST UNE QUESTION DE JUSTICE SOCIALE
- Les régimes spéciaux sont tous en déficit. Ils sont renfloués, soit par le régime général, qui lui est excédentaire, soit par une subvention publique. C'est ainsi que, nous, les salariés du privé, nous devons travailler pour financer les retraites en or de ceux qui nous bloquent aujourd'hui !
- Les régimes spéciaux (SNCF, RATP, EDF, GDF,...) sont des privilèges auxquels il convient de mettre fin. Le gouvernement souhaite les aligner sur le régime de la fonction publique, mais il aurait été plus juste de les aligner sur le régime du privé.
IL EST URGENT DE RÉFORMER LE SYNDICALISME FRANÇAIS
- Aucune réforme importante ne pourra être pleinement menée à bien si les syndicats conservent les pouvoirs incroyables qu'ils ont aujourd'hui, alors qu'ils ne représentent quasiment personne ! Seuls 8% des salariés français sont syndiqués, soit seulement 4% de la population totale.
- Les syndicats ne doivent plus être financés par l'impôt, mais uniquement par leurs membres. Et tant qu'ils touchent de l'argent public, ils doivent avoir l'obligation de publier leurs comptes pour permettre une meilleure transparence.
- Le monopole de présentation au premier tour des élections professionnelles doit être aboli.
